L'Alliance...

L'Alliance...
L'Alliance Kamite est une organisation crée par des jeunes africains ayant pour objectif premier, la sensibilisation des jeunes africains à la problématique africaine et à long terme la promotion de l'éducation en Afrique.

Par Alliance,nous soulignons un esprit d'équipe, une collaboration étroite et une entraide totale. Nous sommes de tous les côtés de l'Afrique et nous espérons ainsi montrer la voie aux plus jeunes, car une grande Afrique sera une Afrique unie et liée, ce qu'elle n'est pas aujourd'hui.
Par Kamite,nous insistons sur cet esprit de cohésion, car ce mot fut autrefois utilisé par nos ancêtres dit ici : “ Egyptiens ”, signifiant littéralement “homme noir ”. Aujourd'hui le mot kami ou kem est la base d'une multitude de moyens pour désigner la couleur noire dans plusieurs dialectes africains : noir au sens large.

L'Alliance Kamite est de ce fait une union de noirs au sens large.
Ainsi, comme il l'a été dit intra, l'alliance a pour but de rendre la fierté qui est due au peuple noir en se réappropriant son illustre passé car, nous le savons tous, un peuple sans passé ne possède pas d'avenir. Par le biais de cette même vérité, nous (AK) souhaiterions influencer la jeunesse africaine vivant en Belgique, dans un premier temps, et par la suite nous élargir méthodiquement et patiemment, afin de la conscientiser et lui ouvrir les yeux sur les capacités réelles que lui confère les études. Nous allons donc tout mettre en ½uvre pour convaincre les jeunes (africains ou pas) de croire en un futur sur le continent africain. Nous nous interdisons toutefois, de juger qui que ce soit car "Chaque génération a le choix entre accomplir ou non sa mission".

Le combat que nous menons n'est pas un combat armé mais bel et bien intellectuel, car l'ignorance, de notre histoire, donc de notre valeur, à généralement pour conséquences l'absence d'ambition, de confiance en soi en tant que peuple fort, fier et digne. Cette même ignorance annihile notre capacité à percevoir le fonctionnement réel du monde, et par la même occasion de l'Afrique et ses problèmes. Cette ignorance engendre l'insouciance qui engendre la servitude, non pas physique mais bel et bien intellectuelle et économique (l'état actuel de l'Afrique).
Ce n'est donc pas avec des armes que nous sauverons l'Afrique mais avec des livres et des ouvrages de connaissances.


« Tachons d'agir comme des africains conscients sachant que notre capacité à aider l'Afrique implique directement notre réussite professionnelle ici. »



Alliance Kamite
# Posted on Monday, 14 November 2005 at 1:54 PM
Edited on Tuesday, 12 June 2007 at 3:25 PM

La chance d'être ici...

La chance d'être ici...
Voici le récit de la journée type de deux adolescents, l'un vivant en Afrique, l'autre vivant en Europe.
Leur point commun au départ de cette histoire est qu'ils sont tous deux africains.

Le premier s'appelle Miché, il a 17ans, grand frère de cinq petits frères. C'est l'homme de la maison car son père est mort de cette maladie qui sévit encore trop fortement en Afrique, c'est le sida. Sa mère est donc seule et mère au foyer.
Tous les matins, à 4h00, il faut se lever pour aller se laver au puits le proche et par la même occasion ramener de l'eau pour toute sa famille, et oui il n'y a pas l'eau courante dans le village de Miché. Alors, cet adolescent marche chaque matin les 5km qui séparent son village du puits le plus proche et il y remplit les deux seaux d'eau nécessaire à la toilette de chacun. Le deuxième seau servira pour l'autre moitié de la journée.
Après avoir déposé l'eau à la maison, il s'habille avec les seuls vêtements qu'il possède depuis 2ans et il est grand temps de se précipiter pour prendre le chemin de l'école qui se trouve à 20km de chez lui.
Après une marche longue de 3h45minutes, vers 9h00, Miché arrive enfin dans son école.
Son école est en fait une bâtisse sans toit car il est trop précaire pour appeler ça un toit, surpeuplé, sans tables, sans chaises, un tableau et un professeur assez courageux et dévoué pour assumer une classe d'une cinquantaine d'élèves dans laquelle tous les niveaux se mélangent, en effet dans cette classe ils sont âgés de 8 à 18ans.
Miché lui se met à l'arrière avec les grands et tente de suivre le cours en notant dans son cahier neuf et avec son nouveau crayon, il a de la chance lui de posséder du nouveau matériel.
La journée de cours se finit enfin pour Miché mais sa dure journée ne fait que commencer car après avoir déposé ses affaires chez lui à la maison, il se rend dans une grande décharge en espérant y trouver des objets d'une quelconque valeur qu'il pourrait ensuite revendre afin d'obtenir de quoi payer le repas quotidien de sa maison, mais bon ce repas dépend du résultat de ses ventes qui ne sont pas extraordinaires tous les jours.
La nuit approche, Miché commence à fatiguer mais il trouve le temps de rigoler un peu avec ses amis avant d'aller se coucher. Comme toutes les nuits, il va rêver de pouvoir aller à la grande école l'année prochaine, de faire des études et de se sortir de la situation de précarité que vit sa famille.
L'année prochaine, Miché sera majeur et il aura finit son cursus scolaire, malheureusement, en tant qu'homme de la maison il n'aura pas la possibilité d'accomplir son rêve.
Il se met donc a travailler, non pour vivre, mais bel et bien pour survivre.
Miché n'est pas un cas particulier, c'est un garçon parmis tant d'autre qui vivent la même chose au quotidien en Afrique. Il n'a pas quitté sa famille pour vivre dans la capitale, heureusement car sa situation serait devenue encore plus précaire, car son seul choix de survie aurait été le vol ou la mendicité.


Le second s'appelle Junior, également surnommé Lil'Ourson par ses amis, il est grand frère de 3petits, 2filles et un petit dernier. Son père a déserté la maison et sa mère partage ses journées entre son boulot d'infirmière et sa maison. La famille vit de son salaire et de ses allocations familiales qu'elle perçoit tous les mois.
Tous les matins, Junior se lève vers 7h. Il commence les cours à 8h30 donc il est grand temps d'aller prendre une douche bien chaude et profiter tranquillement de son petit déjeuner. Il enfile le training qu'il porte déjà depuis 3-4 jours, c'est normal c'est un nouveau, il style de trop.
Après s'être bien préparé, vers 7h45, Junior se dirige sur le chemin de l'école, il en a pour une bonne demi-heure en métro.
Ce matin, il est fort fatigué parce qu'au lieu d'étudier il a regardé la télé jusqu'à tard hier soir. Mais bon il se dirige lourdement vers sa classe dans laquelle il va décider de dormir durant quelques minutes sur sa chaise et son banc.
En arrivant en cours, il s'aperçoit que 4-5 de ses potes de classes sont absents, ce sont les gars qui n'en ont rien à foutre des cours, alors ils dorment pendant les premières heures de cours.
Junior suit les cours, il voit les enseignants défilés mais les différents sujets ne l'intéressent pas beaucoup, alors il entre dans un état de léthargie.
L'école se termine enfin, il est 15h30 et il est tôt pour que Junior rentre à la maison, alors il va voir ses potes. Alors avec les gars, on marche en équipe et on se dirige vers le métro parce qu'il faut bien poser à la station et draguer les filles qui passent, ils font ce qu'on appelle tenir les murs. C'est mieux qu'aller à l'école avec ses potes. Alors n'ayant pas grand chose à faire, Lil'Ourson roule une substance illicite afin d'être un peu défoncé. Vers 19h Junior rentre à la maison après sa fin d'après-midi passionnante durant laquelle il a traîné avec ses potes dont il est le patron. Il rentre pour manger se reposer un peu parce que la nuit va être longue. Comme chaque soir il sort en recherche de soirée ou il pourra passer le temps. S'il ne rentre pas c'est pas grave. Ses petits frères il ne s'en n'est pas occupé. Pourtant son frère a des difficultés scolaires et ses s½urs ont besoin des conseils qu'un grand frère peut apporter mais il n'a pas le temps.
De sa vie, il ne sait pas vraiment ce qu'il va en faire, il a 17ans mais il est en 3ieme. L'avenir ça ne lui dit pas grand chose, il est bien à la maison et puis le soir il voit ses amis donc il ne s'en fait pas trop.


Pourquoi Miché, celui qui bénéficie de moins de moyens, est celui qui a une plus grande envie d'aller à l'école, pourquoi est-il celui qui a une plus grande ambition, est ce la misère qui provoque ce genre de comportement ?
Il n'y a pas de réelles réponses à ces questions, et de toute façon l'heure n'est plus aux questions mais bel et bien aux actions. Par respect pour Miché, Junior devrait penser à autre chose que traîner dehors.

L'Europe offre un enseignement qualifié et accessible à toute personne le désirant. La difficulté d'assimilation de chacun est prise en compte, d'où la possibilité d'avoir recours à un répétiteur compétent et patient.
Par contre, le manque de qualification du degré d'enseignement africain et son très maigre nombre d'intervenants (enseignants) ne permet pas toutes ses possibilités.
Les possibilités en Europe sont nombreuses et les études sont accessibles, les nombreuses aides publiques du système politique européen ne sont pas présente en Afrique.
Par respect pour celui qui n'a pas la chance que l'Europe offre à tous, on devrait donner le meilleur de nous même.

La situation africaine doit évoluer, Miché peut se battre autant qu'il peut, il n'arrivera pas à grand chose à cause de la situation de son pays. Pourtant Junior lui peut changer quelque chose. Mais on ne peut le forcer à agir, il choisit son train de vie

"Chaque génération a le choix entre accomplir ou non sa mission"
Alliance Kamite.
# Posted on Tuesday, 15 November 2005 at 6:43 PM
Edited on Tuesday, 12 June 2007 at 5:53 AM

Ah... mais où va-t-on ?

Ah... mais où va-t-on ?
Depuis longtemps déjà, les occidentaux et les Africains, eux-mêmes, ont une image « primitive » de l'Afrique.
Les médias nous en rapportent des reportages devenus depuis quasiment banals sur les guerres, les famines, la misère généralisée et sur la barbarie des africains...
Il est vrai que le problème Noir n'intéresse pas la machine médiatique occidentale à ce jour. En conséquence de quoi, monopoliser les médias sur un sujet qui n'a que peu de retombées financières cela n'a aucun intérêt pour ceux qui font et défont les icônes. De plus, les problèmes du monde sont comme une mode on traite l'actualité en fonction de l'intérêt de l'opinion, et aujourd'hui, en Afrique c'est plus de 20millions de gens qui soufrent du SIDA, qui meurent de faim, de pauvreté, c'est aussi un peuple qui se fait la guerre, c'est un continent qui souffre et qui se cherche. Mais cela n'intéresse personne !

Et nous jeunes africains vivant hors d'Afrique, que faisons-nous ? Tentons-nous de redorer de blason « sale » de l'image africaine ? Essayons-nous de montrer que nous ne sommes pas ces barbares sanguinaires que les médias dénoncent ?

Non!

Bien au contraire, on ne fait qu'accentuer l'image négative que les occidentaux et autres ont du noir. L'image que nous donnons ne compte pas, nous arnaquons, nous agressons et nous allons même jusqu'à nous livrer des guerres entre nous. Nous, les jeunes, nous formons des bandes (qui se base généralement sur rien de bien fonder, si ce n'est la terreur et le pouvoir), nous ne respectons quasi plus grand chose, pas même notre culture, notre passé, nos aïeux ou bien même nos frères de peaux (sous prétexte qu'il soit de tel ou tel origine). On ne pense généralement plus qu'à s'amuser, on est à l'affût de la prochaine soirée au Lounge, au Studio 44, au Planet ou autres boîtes tendances du moment. On ne se soucis pas trop de l'avenir, on traîne à la Rue Neuve le plus de temps possible, on invente des ragots sur les meufs ou les mecs histoire de mettre un peu d'ambiance dans l'air, on se cocufie mutuellement, puis on fait semblant d'aller à l'Eglise le dimanche, ou alors on pense à s'échapper d'ici, mais pour aller où si déjà ici on fait n'importe quoi ? Aux USA ? Canada ? Angleterre ? Pour reproduire la même chose, et pour constater que les mentalités occidentales sont quasi les mêmes envers nous ?
Quant à l'école, on n'y pense même pas ! Quand on voit le nombre croissant de jeunes noirs en échec chaque année dans les écoles secondaires, et celui des jeunes noirs qui traînent dans le quartier, en ville, à la sortie des écoles (histoire de repérer leurs prochaines conquêtes) ou bien tout simplement dans la rue, il y a de quoi avoir peur.
On fait n'importe quoi et malheureusement on se remet rarement en question !
Nous reproduisons exactement ce que l'Afrique fait : nous nous battons comme des chiens autour d'un os...

Et au final, nous prétendons à vouloir être respecté et reconnu en tant qu'individu noir, mais aussi à représenter. Mais comment on le pourrait si déjà rien qu'entre nous on se fait la guerre ? Même si on ne prétend qu'à des ambitions personnelles et égocentriques dans une communauté occidentale, même si on s'en fout que tel ou tel soit dans la rue ou meurt de faim, du moment qu'on cela nous touche pas ou que cela ne regarde pas, ou bien même que cela n'à aucun rapport avec notre propre situation, crois-tu qu'au final l'indigène du pays dans lequel tu te trouves va s'en soucier ? Crois-tu qu'il fera la distinction entre ton frère qui traîne et qui agit violemment et toi, sous prétexte que toi tu as réussi et pas lui ? Peut-être, mais vu la discrimination à l'embauche que l'on rencontre en Belgique, en France ou bien ailleurs à l'égard des étrangers, vu la discrimination que l'on rencontre à la location de loyer, ou bien même dans les hôtels,... je ne pense pas !

Il ne s'agit pas ici d'une invitation à la haine de l'Occident et au communautarisme, ni même un appel à la barbarie, mais bien à une prise de conscience, que nos méthodes pour revendiquer, pour être reconnues ne peuvent pas aboutir tant que nous attendrons une certaine légitimation préalable par l'Occident et surtout tant que nous continuons à agir de manière violente et/ou bête.

C'est un appel à un recentrage vers des choses simples et plus efficaces, à chacun son combat et ses méthodes. Ce message est surtout un appel au bon sens le plus élémentaire. Soyons unis, fort, conscient et agissons dans le respect de chacun, car c'est ensemble qu'on fera bouger les choses. A bon entendeur...




N.B.
: A toi qui aurais la flemme de tout lire pcq tu considères les articles trop long, fait juste un petit effort car tu pourrais néanmoins, bien t'y reconnaître (surtout au 3ème paragraphe!!!)
# Posted on Tuesday, 15 November 2005 at 7:03 PM
Edited on Tuesday, 12 June 2007 at 3:26 PM

Nous ne sommes pas limité qu'à ça...

Nous ne sommes pas limité qu'à ça...
En menant une enquête sur l'image que les jeunes de Bruxelles ont des Noirs, nous avons été contraint d'arriver à une conclusion amère...

La question principale posée était la suivante, que représente pour toi un noir ?

Les réponses obtenues sont assez variées, même si quelques-unes sont le reflet de stéréotypes dont beaucoup sont atteint, blanc comme noir, du style :
 Les noirs savent tous bien danser ;
 Les noirs sont bons pour la musique ;
 Les noirs sont les meilleur en sport ;
 Les noirs n'aiment pas lire (on sous-entend qu'ils ne sont pas très cultivés en général);
 Les noirs puent en grande majorité ;
 Les noirs sont souvent les cancres de la classe ; ...

Ces réponses sont le résultat d'un conditionnement qui, bien malheureusement est ancré dans la culture occidentale.
Les médias nous véhiculent des images « types » d'un noir, que cela soit Thierry Henry, 50 Cent, Diddy, les jeunes de cités, les gangs afro-américains ou plus près de chez nous, les jeunes africains qui s'entretuent, volent ou qui sont emprisonnés. Rare sont les noirs à la télé qu'on voit réussir dans un autre domaine que ceux cités dans les exemples précédents.
Il est vrai qu'avec ces images qu'on nous « balance » du noir, il est difficile de ne pas tomber dans les clichés et autres stéréotypes du genre.

Mais,

le plus affligent, peut-être, c'est l'image que les noirs on d'eux-mêmes :
Généralement, on considère un noir comme un sauvage ou encore un escroc, on préfèrerait avoir un patron blanc plutôt qu'un noir (ils ne sont pas dignes de confiance) ; on peu rigolé avec eux et tout, mais jamais il ne faut essayer de parler business, ils sont cons ! Ils foutent la merde, ils ne s'instruisent pas, ils ne savent que danser, rapper, chanter, jouer au ballon rond ou regarder des clips sur MTV.

Par le passé, certains de nos frères (Marcus Garvey, Cheik A. Diop, Lumumba, M. Ali, M.L.King,...) ont su se démarquer en essayant de montrer au monde que tous les hommes se valent, quelle que soit leur couleur de peau et que par conséquent qu'on arrête avec les fausses images du noir . C'est pas parce que un tel ne sent pas très bon que tous les noirs puent, c'est pas parce qu'il y a de la brousse et quelques safaris en Afrique qu'elle est synonyme d'une grande savane et qu'il n'y a pas de routes, c'est pas parce qu'on ne montre que 50 Cent ou Usher à la TV que les noirs ne sont limités qu'à s'habiller en large, à rapper ou danser. Qu'on arrête avec les généralisations, et qu'on commence un peu à se réveiller ; le monde ne se limite pas à notre quartier, notre ville, notre pays ou tout bêtement à notre poste de télévision. Je pense que comme tout être, il mérite qu'un jour on puisse répondre qu'un noir représente un individu comme un autre capable de tout faire, tout comme on parlerait d'un blanc ou d'un asiatique. Il est donc temps de se rendre compte que tout cela ne fait que nuire à l'image du noir et de l'Africain en général, car il suppose que celui-ci est limité à certaines catégories.

Il temps que nous revoyions notre image afin de la rehausser à l'échelle mondiale, mais aussi et surtout à notre niveau. Enterrerons les querelles qui menacent notre unité, soyons fort, critique à l'égard de la critique, et vraiment fier de ce que nous sommes.

Peace,


AK
# Posted on Thursday, 01 December 2005 at 4:22 PM
Edited on Tuesday, 12 June 2007 at 3:25 PM

Nos vrais ennemis; nos vrais alliés...

Nos vrais ennemis; nos vrais alliés...
 Qui sont nos plus dangereux ennemis potentiels dans notre combat pour l'Afrique ?

Nous-mêmes.

Par nous, j'entends la majorité de notre peuple qui oublie ses racines ou pire les méprises. J'entends le « Bounty » qui se croit d'ascendance occidentale et donc qui renie sa propre culture au détriment d'une autre. J'entends le diviseur qui tue et qui se bat pour des frontières qui n'ont mêmes pas été tracées par son peuple. J'entends le nègre domestique, décrit par notre frère Malcolm X, qui met tout en ½uvre pour rester sous contrôle. J'entends aussi une bonne partie de notre génération qui n'a pas la soif de savoir, pas d'identité culturelle, pas d'exemple à qui se référer, pas de fierté proprement dite et donc très souvent pas d'espoir. J'entends aussi la quasi-totalité de la génération de nos pères qui par inquiétude ou sur base de leur propre vécu feront tout pour nous dissuader de relever le défi qu'est l'avenir de l'Afrique. J'entends notre légendaire égoïsme qui nous fait nous trahir depuis trop longtemps. J'entends notre individualisme qui nous empêche d'être fort et unis. Et pour finir, j'entends notre coté fataliste qui, s'il persiste nous mènera à notre perte...


 Qui sont nos plus fidèles alliés potentiels dans notre combat pour l'Afrique ?

Nous-mêmes.

Ici, par nous, j'entends tous nos frères conscients de la situation de notre terre, j'entends tous ces kamis et tous ces noirs qui ont soif d'histoire et de connaissance, j'entends Notre Histoire, qui quand on la découvre sous son véritable jour, nous redonne fierté, force et courage. J'entends tous les frères qui lisent et qui s'instruisent, car les livres et les mots sont au rang des meilleures armes de ce monde. J'entends tous nos modèles anciens ou récents dont le flambeau aujourd'hui est à reprendre. J'entends nos mères, nos femmes et nos filles qui sont les poumons de la renaissance africaine. J'entends tous ceux qui agiront sans pour autant espérer voir de leurs propres yeux les résultats de leur travail. J'entends tous mes frères qui ont l'ambition en eux, un des plus fidèles allié qui soit. J'entends tous ceux qui pensent à l'Afrique ne serait-ce qu'une seconde par jour. J'entends ceux qui ne se sentent pas chez eux ici, en Occident et qui voudrait un jour retourner améliorer les choses mais sans savoir comment. Pour finir, j'entends notre foi en un futur sur notre terre, notre patience, notre courage, notre volonté et tout notre espoir (lui aussi est un allié redoutable)

Si l'on observe bien le problème qui touche l'Afrique, nous en sommes le déclencheur (toutes proportions bien gardées) mais nous en sommes aussi la solution.
Là où mon frère est faible, je deviens fort et si nous marchons ensemble, chacun complétant la faiblesse de l'autre, nous serons invincible...
« L'Afrique est une grande famille, alors quand je vois l'enfant de mon voisin agissant mal, je m'en vais le conseiller car je sais que mon voisin, mon frère ferait pareil pour le mien... »
Où est passé cet esprit d'identité culturelle, agissons ensemble pour le redécouvrir...


Le problème de l'Afrique est tel un problème de famille : Lavons notre linge sale en famille ...


Peace,AK
# Posted on Friday, 02 December 2005 at 12:58 PM
Edited on Tuesday, 12 June 2007 at 3:26 PM